La presse internationale s’affole. On a pu voir les hôtes rougir lors du dîner officiel donné le 2 mars dernier à l’Elysée en l’honneur du président russe Dmitri Medvedev. Ce soir là, l’épouse du Président de la République ne portait qu’une longue robe fourreau vert jade, et rien en dessous. Les plus érudits y verront un clin d’œil à la nudité de « La Liberté guidant le peuple », le tableau mythique d’Eugène Delacroix. En tout cas les diplomates peuvent être assurés d’une chose : les relations entre Paris et Moscou se sont réchauffées.
N’oublions pas que Carla Bruni était mannequin avant d’être la Première dame de France. On ne peut donc lui tenir rigueur d’adopter, de temps à autre, des tenues qui ne passent pas inaperçues... Et l’homme du froid encaisse. Dmitri Medvedev, dépeché du Kremlin pour lancer une «
opération de charme en France », comme l’indique le journal
Le Monde, connaît les « petites femmes de Paris ». Et pour les coups de chauds, on ne la fait pas à un buveur de vodka. N’empêche, l’homme fort de Moscou ne devait pas s’attendre à un tel « dévoilement » dans la tenue de
Carla Bruni.
Les russes doivent se dire que les occidentaux sont de sacrés gais lurons. On se souvient que Vladimir Poutine avait offert un grand lit à baldaquin à son « ami »
Silvio Berlusconi. Ce dernier à mis ce lit à profit pour y accueillir prostituées et diverses femmes de passage, jusqu’à ce que
Patrizia D’Addario, une escort girl, l’ait piégé avec un magnétophone sous les couvertures de ce cadeau russe. Rien de ça à Paris, mais
Carla, avec sa robe signée Roland Mouret, fait tout de même jaser aux quatre coins de la planète. On en parle jusqu’en Inde ! Outre-Manche, le
Sun titrait ainsi «
Oohlala where is her bra ? » (Oulala où est son soutien-gorge) alors que le
Daily Mail et le
Telegraph soulignent de leur côté que la robe était «
audacieusement moulante ».
De fait, et comme le relate
Closer, deux clans s’affrontent : d’une part ceux qui saluent son sens d’une mode très belle et avant-gardiste, et de l’autre ceux qui pensent que « ça en jette un peu trop ». Par ailleurs, si le magazine
Marie-Claire salue la femme du président en la sacrant « Première dame de la mode originelle », le site
Staragora se demande si Carla Bruni «
n’a pas fait ça pour devancer définitivement Michelle Obama dans la course à la Première Dame la plus sexy et la plus glamour de la planète ». Décidément, après la triple chute et l’orteil cassé de Mylène Farmer, on peut dire qu’il s’en passe des choses à l’Elysée.
Marc DERVEUR
S.M.N. Lundi 8 Mars 2010