*Ils s'en donnent du mal pour nous convaincre que la version officielle de l'administration Bush est la vérité... Cela en devient presque suspect.
Quand on sait que George W. Bush est considéré pour de nombreuses bonnes raisons, comme le pire président de l'histoire des Etats-Unis, la foi aveugle des prétendus "journalistes d'investigations" en faveur de la version officielle d'une administration de gangsters, administration de lobbyistes qui a mis une partie du monde à feu et à sang, en devient affligeante de bêtise.
De quoi douter sérieusement de leur capacité de réflexion et d'analyse. Mais au fond sont-ils payés pour réfléchir ?
Ceux qui devraient représenter un contre-pouvoir au service de la vérité s'avèrent être en réalité les serviteurs dociles des gouvernements et du pouvoir. Autant dire qu'il ne faut pas compter sur nos médias ni sur les journalistes de l'etablishment pour connaître la vérité sur cet évenement tragique.
Les journalistes qui osent remettre en cause la version officielle, sont virés comme des pestiférés alors que ceux qui font preuve de docilité en propageant la propagande officielle, continuent à nous polluer l'esprit en occupant nos écrans en permanence et en profitant sans honte, des moyens de diffamer, que leur donnent la fonction de journaliste et l'accès aux grands médias.
Depuis le 11 Septembre 2001 ce n'est pas "le terrorisme" qui a reculé mais nos libertés qui ont été réduites et bafouées. Il n'y a qu'eux pour ne pas s'en rendre compte.
Alors que font les journalistes imbéciles lorsque le sage montre la lune ?
Ils regardent le doigt !
On appelle ces étourdis... "des journalistes d'investigations"...
De quoi être "rassurés" sur la qualité de leurs "informations"...
Depuis cette date, nous simples citoyens du monde occidental, sommes fichés, surveillés, espionnés. Chaque individu qui s'interroge sur le 11 Septembre 2001 devient un suspect en puissance ou un "terroriste possible".
Le monde de l'après 11 Septembre 2001 est effrayant, c'est une évidence.
Un monde où toutes les lois liberticides votées par les pays de l'OTAN au nom de "La guerre contre le terrorisme" ressemblent plutôt à une guerre contre la démocratie et les Droits de l'Homme et du Citoyen.
Ce Système injuste qui privilégie la minorité qui détient tous les pouvoirs et toutes les richesses, se sent menacé par la prise de conscience collective des peuples.
Alors, pour nous inciter à ne pas trop réfléchir sur ce point essentiel, le Système provoque la peur, il l'alimente avec soin par de multiples moyens, il entretient la psychose collective puis tente de détourner notre attention sur des menaces imaginaires ou alors contre d'autres peuples qui pourtant, ne réclament que le droit légitime de vivre libres et en paix chez eux.
Nos "démocrates" veulent imposer par les bombes sur les afghans, les iraquiens, les iraniens, les pakistanais, les libanais et autres palestiniens, leur conception perverse de "démocratie corrompue et sanguinaire" où les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.
Et on s'étonne que ces peuples rejettent cette forme de démocratie injuste ?
Démocratie. Ce mot signifie-t-il encore quelque chose ?
Si la démocratie permet à des gangsters organisés sous forme de parti politique de prendre le pouvoir par les urnes, nous ne sommes plus dans une démocratie mais dans une voyoucratie.
Un monde où les puissants malhonnêtes et les gouvernements corrompus s'enrichissent, dominent et oppressent. Tel est le cas dans beaucoup de pays occidentaux aujourd'hui. Nous vous laissons deviner lesquels...
La corruption est devenue non pas l'exception mais la règle générale absolue.
Pendant que nos gouvernements et ceux qui nous dirigent et nous manipulent, dressent des peuples les uns contre les autres, une religion contre l'autre, une civilisation contre une autre, ils peuvent eux continuer à prospérer tranquilles juste en surfant sur notre ignorance et notre naïveté. "Diviser pour règner et faire peur pour durer" Telle est la devise des nouveaux voyoucrates.
Visiblement, les journalistes domestiques du pouvoir ne comprennent pas ça ou alors ils font semblant de ne pas le comprendre, ce qui est encore plus grave. Ils ne sont pas au service de la vérité, ils sont les propagateurs du mensonge et de la désinformation et ceci explique en partie pourquoi les médias traditionnels enregistrent une baisse certaine de leur audience au profit de sources d'informations alternatives.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle une enquête indépendante a été menée par des citoyens au-dessus de tout soupçon. Nous vous invitons fortement à regarder la vidéo ci-dessous, car ce que vous allez apprendre est effrayant et vous ne verrez plus les choses de la même manière après.
Les médias marchands ont perdu toute forme de crédibilité depuis le 11 Septembre 2001. A part les naïfs, personne ne croit plus à leur honnêteté et à leur impartialité. Il n'y a qu'à allumer la télé pour constater que d'une chaîne à une autre, c'est toujours la même clique qui s'exprime. La clique de la pensée unique...
Pour vous en convaincre, nous vous proposons au bas de cet Edito, l'interview de Stéphane Malterre connu pour sa "grande intelligence et sa capacité à se poser les bonnes questions". Vous verrez qu'il parle beaucoup pour ne rien dire, confirmant les doutes légitimes que nous pouvons avoir sur l'objectivité et le sens de l'éthique de ces prétendus "journalistes d'investigations".
Comme dit le proverbe biblique : "Ils filtrent les mouches mais avalent des chameaux..."
Nous cédons la parole à Olivier Bailly, journaliste indépendant et intervieweur de Stéphane Malterre.*
"11 septembre : enquête sur la théorie du complot, documentaire de Stéphane Malterre (diffusé vendredi 11 septembre sur Canal + à 22h50), n’apprendra rien à ceux qui s’intéressent de près aux attentats du 11/09, qu’ils s’accordent avec la version officielle ou qu’ils la contestent. Aucun fait nouveau ne vient nourrir le débat. Il y a un an le réalisateur présentait, sous le titre Rumeurs intox, les nouvelles guerres de l’info, une première mouture de ce film auquel il a rajouté toute une partie, tournée cette année, concernant l’attentat visant le Pentagone.
Inutile d’y chercher, donc, ce qui ne s’y trouve pas. Les inlassables dénicheurs de détails cachés, de vérités dissimulées, en seront pour leur frais. Le sujet s’intéresse à ceux qu’il est convenu d’appeler les complotistes, ou les conspirationnistes, cette partie de la population, de plus en plus nombreuse, selon Stéphane Malterre, qui nie la réalité des faits, rebaptisée pour l’occasion "la version officielle."
D’ailleurs, pourquoi faudrait-il à tout prix accepter une version officielle ?
Un citoyen libre, journaliste ou non, chercheur ou non, peut s’interroger sur les fables que lui servent avec constance les grands médias ou les dirigeants. Et on ne peut pas dire que l’Amérique de Bush fut avare en bobards de toutes sortes.
"Dans un pays atteint depuis sa fondation de complotite aigüe (assassinat de JFK, premiers pas de l’homme sur la Lune, etc.), dans un pays où les groupes factieux ont droit de cité, où l’extrême droite blanche anglo-saxonne protestante s’accommode si bien du business, il n’est guère étonnant de voir des post-adolescents aculturés comme Dylan Avery, auteur du réputé Loose Change (le vrai film, à défaut d’être le film vrai, sur le 11/09), faire ami-ami avec de vieux briscards négationnistes comme Willis Carto, propriétaire d’American Free Press, organe central des lobbies d’extrême droite.
Car aux Etats-Unis, c’est lobby contre lobby. C’est comme ça que ça se passe et ceux qui n’ont que l’acronyme Aipac (lobby soutenant les intérêts d’Israël) à la bouche devraient arrêter de faire mine d’ignorer l’existence du Liberty lobby (qui nie la Shoah)."
Voilà de quoi parle le documentaire de Stéphane Malterre.
Un sujet bien intéressant malheureusement pollué par des scories qui ne nous apprennent rien sur tout ce petit monde épris de vérité. Le film commence avec Le Pen qui doute de la version officielle des attentats du 11/09. Puis Bigard, Marion Cotillard, Sharon Stone. Que des esprits brillants. Le hic c’est qu’ils sont populaires et que le moindre rot de Bigard sera toujours mieux entendu que des pages de rapports sensés.
C’est là que le bât blesse. Le documentaire de Stéphane Malterre maintient son cap. Son angle est clair : enquêter sur ce qui "marche", sur ce qui est populaire.
Le film s’attarde longuement sur Loose change, Eric Hufschmid, David Ray Griffin, etc., bref les stars du confusionnisme ambiant. Ceux-là sont américains, donc peu suspects de cracher sur leur pays. Mais en Europe c’est plus risible. Quelques militants de gauche, sous couvert d’anti-impérialisme, se mettent à douter, rejoignant leur ennemi de toujours, l’extrême droite. Dans le rôle du pont aérien transatlantique, Thierry Meyssan.
Hélas Stéphane Malterre ne creuse pas plus avant son sujet. Il nous laisse sur notre faim. Flirte avec le sensationnalisme. S’intéresser à des individus qui font leur beurre sur l’ignorance, mettre en avant des stars du cinéma, des comiques troupiers, enrober le tout d’un commentaire sensationnaliste, il fallait sans doute ces ingrédients pour être diffusé sur une grande chaîne.
Mais huit ans après la destruction des Twin towers, l’histoire n’est pas écrite et le film de Stéphane Malterre ne nous permet pas de comprendre pourquoi, depuis la fabrication du Protocole des sages de Sion par la police secrète du tsar, jusqu’au 11/09, la rumeur, le mensonge et la haine prospèrent suivant les mêmes vieilles recettes."
Stéphane Malterre, réalisateur du documentaire 11 septembre : enquête sur la théorie du complot (diffusion sur Canal + le 11/09 à 22h50) est interviewé par Olivier Bailly pour les Rdv de l’Agora.
Olivier Bailly : Quelles ont été vos motivations pour tourner ce film ?
Stéphane Malterre : On a fait ce film parce qu’aujourd’hui la théorie du complot sur le 11 septembre a un succès planétaire. A partir du moment où elle prend une ampleur mondiale, qu’une foultitude de gens y croient, il est intéressant d’y aller voir et de se demander si cette rumeur tient sur des faits, si l’on peut estimer effectivement que le 11 septembre est un complot et si des éléments permettent de l’attester.
OB : Votre film évacue certaines interrogations sur ce qui s’est passé le 11/09
SM : Je ne vais pas m’intéresser à des théories périphériques. Moi je veux parler de ce qui intéresse le plus, de ce qui fait le plus de bruit, des théories qui ont le plus de succès aujourd’hui. On remet en cause le scénario de l’effondrement des tours, on remet en cause ce qui s’est passé au Pentagone. Des gens sont morts. Ce qui m’intéresse c’est d’aller vérifier ça.
OB : Il y a aussi des gens qui ne remettent pas ça en cause et qui prétendent qu’Al Qaida a été manipulé par les Américains, qu’il y a de la part de ces derniers un laisser-faire. Il y a des thèses un peu plus fines que celle de Loose change...
SM : Le problème c’est que Loose change est l’un des documents qui a le plus de succès dans ce domaine. Je vais m’intéresser forcément aux leaders, aux gens qui ont le plus d’impact aujourd’hui. Cela me paraît logique.
OB : Pensez-vous que le conspirationnisme est d’abord un anti-bushisme et qu’avec l’arrivée d’Obama au pouvoir il va s’atténuer ?
SM : Ce qui est certain c’est que la présence de Bush à la tête du pouvoir américain a sans aucun doute boosté incroyablement les théories du complot. Là-dessus, pour moi, il n’y a aucun doute. Vous avez un président qui vend une guerre en Irak sur des mensonges - les liens supposés entre l’Irak et Al Qaida, la présence d’armes de destructions massives, etc. -, vous avez une administration qui a essayé d’étouffer le fait que les services secrets américains avaient foiré... Tous ces éléments-là ne plaident pas en la faveur de Bush et alimentent forcément la suspicion. Je pense que ça a été un terreau formidable pour susciter ou nourrir des interrogations, peut-être légitimes. Peut-être que l’élection d’Obama va atténuer ces théories.
OB : Vous venez de dire que certaines interrogations pouvaient être légitimes. On ne sent pas cette nuance dans votre film.
SM : A partir du moment où vous avez un gouvernement qui a menti, il y a une défiance qui s’installe. De là peuvent se développer des théories sur ce qui aurait pu se passer autour du 11 septembre. Je parle d’un contexte.
OB : Et George Bush n’aurait pas pu mentir sur les causes du 11 septembre ?
SM : Je me base sur des faits, sur ce que je sais. Après on peut faire des plans sur la comète, on peut dire ce qu’on veut, que Bush a envoyé des hommes sur Mars...
OB : Selon vous comment et pourquoi la théorie du complot est-elle née ?
SM : C’est une vaste question ! Ce qui est clair c’est qu’il y a eu un premier bouquin de Thierry Meyssan qui a eu un impact incroyable...
OB : Le livre de Meyssan est sorti en France. Dans votre documentaire vous évoquez surtout Dylan Avery, le réalisateur de Loose change, le journal fasciste American Free press ou encore Eric Hufschmid, des Américains.
SM : Oui, le livre de Thierry Meyssan est sorti en France cinq mois après. Ce qui est remarquable c’est que cinq mois après un journaliste qui n’a jamais été sur place trouve le moyen de mettre en place une enquête "d’investigation" qui démontrerait un complot international d’une amplitude phénoménale. En si peu de temps c’est quand même très fort, je n’ai jamais vu ça. Sans aller sur place et enquêter et en ne se basant que sur des photos. Thierry Meyssan est repris par tous les conspirationnistes. Il est toujours cité. C’est le début. De toute façon le jour même où il y a eu les attentats du 11 septembre, vous aviez Lyndon LaRouche qui expliquait à la radio que tout ça n’était pas clair et que forcément il y avait un complot derrière. Dès le premier jour il y a eu des théories du complot autour du 11 septembre.
OB : Une de vos explications c’est que les complotistes sont d’abord des gens qui doutent d’abord des vérités servies par les grands médias...
SM : Tous les grands médias américains, et ça a été un peu leur faillite à une époque - il y avait la guerre en Irak et ils avaient tous le doigt sur la couture du pantalon...
Nous cédons la parole à Olivier Bailly, journaliste indépendant et intervieweur de Stéphane Malterre.*
"11 septembre : enquête sur la théorie du complot, documentaire de Stéphane Malterre (diffusé vendredi 11 septembre sur Canal + à 22h50), n’apprendra rien à ceux qui s’intéressent de près aux attentats du 11/09, qu’ils s’accordent avec la version officielle ou qu’ils la contestent. Aucun fait nouveau ne vient nourrir le débat. Il y a un an le réalisateur présentait, sous le titre Rumeurs intox, les nouvelles guerres de l’info, une première mouture de ce film auquel il a rajouté toute une partie, tournée cette année, concernant l’attentat visant le Pentagone.
Inutile d’y chercher, donc, ce qui ne s’y trouve pas. Les inlassables dénicheurs de détails cachés, de vérités dissimulées, en seront pour leur frais. Le sujet s’intéresse à ceux qu’il est convenu d’appeler les complotistes, ou les conspirationnistes, cette partie de la population, de plus en plus nombreuse, selon Stéphane Malterre, qui nie la réalité des faits, rebaptisée pour l’occasion "la version officielle."
D’ailleurs, pourquoi faudrait-il à tout prix accepter une version officielle ?
Un citoyen libre, journaliste ou non, chercheur ou non, peut s’interroger sur les fables que lui servent avec constance les grands médias ou les dirigeants. Et on ne peut pas dire que l’Amérique de Bush fut avare en bobards de toutes sortes.
"Dans un pays atteint depuis sa fondation de complotite aigüe (assassinat de JFK, premiers pas de l’homme sur la Lune, etc.), dans un pays où les groupes factieux ont droit de cité, où l’extrême droite blanche anglo-saxonne protestante s’accommode si bien du business, il n’est guère étonnant de voir des post-adolescents aculturés comme Dylan Avery, auteur du réputé Loose Change (le vrai film, à défaut d’être le film vrai, sur le 11/09), faire ami-ami avec de vieux briscards négationnistes comme Willis Carto, propriétaire d’American Free Press, organe central des lobbies d’extrême droite.
Car aux Etats-Unis, c’est lobby contre lobby. C’est comme ça que ça se passe et ceux qui n’ont que l’acronyme Aipac (lobby soutenant les intérêts d’Israël) à la bouche devraient arrêter de faire mine d’ignorer l’existence du Liberty lobby (qui nie la Shoah)."
Voilà de quoi parle le documentaire de Stéphane Malterre.
Un sujet bien intéressant malheureusement pollué par des scories qui ne nous apprennent rien sur tout ce petit monde épris de vérité. Le film commence avec Le Pen qui doute de la version officielle des attentats du 11/09. Puis Bigard, Marion Cotillard, Sharon Stone. Que des esprits brillants. Le hic c’est qu’ils sont populaires et que le moindre rot de Bigard sera toujours mieux entendu que des pages de rapports sensés.
C’est là que le bât blesse. Le documentaire de Stéphane Malterre maintient son cap. Son angle est clair : enquêter sur ce qui "marche", sur ce qui est populaire.
Le film s’attarde longuement sur Loose change, Eric Hufschmid, David Ray Griffin, etc., bref les stars du confusionnisme ambiant. Ceux-là sont américains, donc peu suspects de cracher sur leur pays. Mais en Europe c’est plus risible. Quelques militants de gauche, sous couvert d’anti-impérialisme, se mettent à douter, rejoignant leur ennemi de toujours, l’extrême droite. Dans le rôle du pont aérien transatlantique, Thierry Meyssan.
Hélas Stéphane Malterre ne creuse pas plus avant son sujet. Il nous laisse sur notre faim. Flirte avec le sensationnalisme. S’intéresser à des individus qui font leur beurre sur l’ignorance, mettre en avant des stars du cinéma, des comiques troupiers, enrober le tout d’un commentaire sensationnaliste, il fallait sans doute ces ingrédients pour être diffusé sur une grande chaîne.
Mais huit ans après la destruction des Twin towers, l’histoire n’est pas écrite et le film de Stéphane Malterre ne nous permet pas de comprendre pourquoi, depuis la fabrication du Protocole des sages de Sion par la police secrète du tsar, jusqu’au 11/09, la rumeur, le mensonge et la haine prospèrent suivant les mêmes vieilles recettes."
Stéphane Malterre, réalisateur du documentaire 11 septembre : enquête sur la théorie du complot (diffusion sur Canal + le 11/09 à 22h50) est interviewé par Olivier Bailly pour les Rdv de l’Agora.
Olivier Bailly : Quelles ont été vos motivations pour tourner ce film ?
Stéphane Malterre : On a fait ce film parce qu’aujourd’hui la théorie du complot sur le 11 septembre a un succès planétaire. A partir du moment où elle prend une ampleur mondiale, qu’une foultitude de gens y croient, il est intéressant d’y aller voir et de se demander si cette rumeur tient sur des faits, si l’on peut estimer effectivement que le 11 septembre est un complot et si des éléments permettent de l’attester.
OB : Votre film évacue certaines interrogations sur ce qui s’est passé le 11/09
SM : Je ne vais pas m’intéresser à des théories périphériques. Moi je veux parler de ce qui intéresse le plus, de ce qui fait le plus de bruit, des théories qui ont le plus de succès aujourd’hui. On remet en cause le scénario de l’effondrement des tours, on remet en cause ce qui s’est passé au Pentagone. Des gens sont morts. Ce qui m’intéresse c’est d’aller vérifier ça.
OB : Il y a aussi des gens qui ne remettent pas ça en cause et qui prétendent qu’Al Qaida a été manipulé par les Américains, qu’il y a de la part de ces derniers un laisser-faire. Il y a des thèses un peu plus fines que celle de Loose change...
SM : Le problème c’est que Loose change est l’un des documents qui a le plus de succès dans ce domaine. Je vais m’intéresser forcément aux leaders, aux gens qui ont le plus d’impact aujourd’hui. Cela me paraît logique.
OB : Pensez-vous que le conspirationnisme est d’abord un anti-bushisme et qu’avec l’arrivée d’Obama au pouvoir il va s’atténuer ?
SM : Ce qui est certain c’est que la présence de Bush à la tête du pouvoir américain a sans aucun doute boosté incroyablement les théories du complot. Là-dessus, pour moi, il n’y a aucun doute. Vous avez un président qui vend une guerre en Irak sur des mensonges - les liens supposés entre l’Irak et Al Qaida, la présence d’armes de destructions massives, etc. -, vous avez une administration qui a essayé d’étouffer le fait que les services secrets américains avaient foiré... Tous ces éléments-là ne plaident pas en la faveur de Bush et alimentent forcément la suspicion. Je pense que ça a été un terreau formidable pour susciter ou nourrir des interrogations, peut-être légitimes. Peut-être que l’élection d’Obama va atténuer ces théories.
OB : Vous venez de dire que certaines interrogations pouvaient être légitimes. On ne sent pas cette nuance dans votre film.
SM : A partir du moment où vous avez un gouvernement qui a menti, il y a une défiance qui s’installe. De là peuvent se développer des théories sur ce qui aurait pu se passer autour du 11 septembre. Je parle d’un contexte.
OB : Et George Bush n’aurait pas pu mentir sur les causes du 11 septembre ?
SM : Je me base sur des faits, sur ce que je sais. Après on peut faire des plans sur la comète, on peut dire ce qu’on veut, que Bush a envoyé des hommes sur Mars...
OB : Selon vous comment et pourquoi la théorie du complot est-elle née ?
SM : C’est une vaste question ! Ce qui est clair c’est qu’il y a eu un premier bouquin de Thierry Meyssan qui a eu un impact incroyable...
OB : Le livre de Meyssan est sorti en France. Dans votre documentaire vous évoquez surtout Dylan Avery, le réalisateur de Loose change, le journal fasciste American Free press ou encore Eric Hufschmid, des Américains.
SM : Oui, le livre de Thierry Meyssan est sorti en France cinq mois après. Ce qui est remarquable c’est que cinq mois après un journaliste qui n’a jamais été sur place trouve le moyen de mettre en place une enquête "d’investigation" qui démontrerait un complot international d’une amplitude phénoménale. En si peu de temps c’est quand même très fort, je n’ai jamais vu ça. Sans aller sur place et enquêter et en ne se basant que sur des photos. Thierry Meyssan est repris par tous les conspirationnistes. Il est toujours cité. C’est le début. De toute façon le jour même où il y a eu les attentats du 11 septembre, vous aviez Lyndon LaRouche qui expliquait à la radio que tout ça n’était pas clair et que forcément il y avait un complot derrière. Dès le premier jour il y a eu des théories du complot autour du 11 septembre.
OB : Une de vos explications c’est que les complotistes sont d’abord des gens qui doutent d’abord des vérités servies par les grands médias...
SM : Tous les grands médias américains, et ça a été un peu leur faillite à une époque - il y avait la guerre en Irak et ils avaient tous le doigt sur la couture du pantalon...


