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Edito


Polanski : Quand Alain Finkielkraut défend l'indéfendable...


Alain Finkielkraut*Avec cette ignoble affaire Polanski, la classe dirigeante, l'UMP, Fréderic Mitterrand et les intellectuels communautaristes, montrent leurs vrais visages. Ces loups qui dirigent notre pays et prétendent nous expliquer ce que nous devons penser, montrent surtout leur absence de scrupules et leur faible niveau de moralité.

Ils défendent l'indéfendable et s'étonnent ensuite du rejet et du dégoût que leurs propos provoquent dans l'opinion publique. Sans honte bue, Alain Finkielkraut tente de justifier l'abject, en accusant l'opinion publique internationale révoltée par l'impunité des puissants, d'être "malade". On se demande qui est vraiment le malade...

La pédophilie serait un crime quand c'est Dutroux mais un "évènement sans conséquence" lorsqu'il s'agit du cinéaste Roman Polanski. On est dans le grotesque le plus total, dans le deux poids deux mesures, dans le racisme de classe.

L'opinion publique ne peut pas comprendre une telle hypocrisie, une telle injustice.

Ce petit groupe d'individus qui prétend être la conscience de notre pays et pollue nos médias à longueur d'années, est une honte pour la France. Ces gens sont de véritables usurpateurs. Ils ne nous représentent pas. La fracture entre le peuple et les élites corrompues, devient jour après jour plus criante, plus évidente.

Alors, quand Alain Finkielkraut dit que notre pays lui fait peur, on aurait envie de lui répondre que oui, il a raison d'avoir peur car depuis trop longtemps déjà, il est l'avocat de toutes les mauvaises causes et de tous les diables de cette planète.

Il a choisi son camp et compte tenu du mépris qu'il affiche pour le "peuple", il ne doit pas s'étonner de susciter autant de réactions négatives à son encontre et... de vivre dans la crainte...*



On croyait avoir tout entendu de la part des défenseurs de Roman Polanski. Après Costa-Gavras qui nie tout viol et affirme que la gamine de 13 ans en faisait 25, le philosophe raciste Finkielkraut qui rejette toute idée de pédophilie et conteste le viol, le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand qui juge que cette affaire n’a aucun sens, Gérard Miller qui prétend que la célébrité du réalisateur l’a handicapé, Bernard Kouchner le Ministre des Affaires Etrangères qui ne comprend pas qu’un homme aussi talentueux puisse être poursuivi, eh bien on peut encore tomber sur des perles, comme celle de Pierre Benichou.


R.Polanski,version Pierre Benichou !


Ses propos tenus le 30 Septembre 2009 dans On va s’gêner sur Europe 1 font froid dans le dos. Selon lui, il était impossible à Polanski de voir que cette fille n’avait pas 18 ans : "Rien ne ressemble plus à une fille de 18 ans qu’une fille de 13 ans". Et puis la fille, "qui mentait sur son âge", venait le voir pour des photos à poil, paraît-il...

Donc quoi de plus normal que de la droguer et la violer, non ?

Quand Benichou dit que les abus de Polanski sont de l’histoire ancienne, le témoignage de Claude Sarraute semble le contredire. Elle affirme en effet avoir récemment vu sortir de sa chambre, dans son palace à Cannes, ce qu’elle appelle "un bébé", "une gamine"...


La révélation de Claude Sarraute sur Polanski...


On note enfin chez Benichou une absence totale d’indulgence envers Michael Jackson, pourtant innocenté par la justice... Une étrange différenciation que l’on retrouve aussi dans les propos d’Alain Finkielkraut.

Le passé de Jackson ne semble pas assez tragique à leurs yeux pour l’excuser, il n’a pas traversé, comme Polanski, les tragédies du XXe siècle, le nazisme, l'antisémitisme, le communisme... Jackson n’était qu’une idole populaire, Polanski est une "icône" parmi les élites. Est-ce là la différence ?

Remarquons enfin l’argument biaisé des deux hommes, selon lequel les abus pédophiles présumés de Michael Jackson auraient été tus au moment de son décès tandis qu’on exhiberait sans mesure ceux de Polanski. Mais on ne parle de ceux de Polanski que parce que la justice le rattrape aujourd’hui tout comme on avait aussi parlé de Jackson quand la justice l’avait soupçonné.

A la mort de Jackson, ce problème n’a pas été éludé, même s’il a pu être un peu mis de côté, pour ne garder dans le souvenir des fans que le meilleur de la star. Comportement humain et normal. Polanski, lui, n’est pas encore mort : à ce moment-là, on imagine qu’il aura droit à la même "délicatesse".


S.M.N. Lundi 12 Octobre 2009
Source : http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=23886
* Ajout de la rédaction.
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